Pourquoi parle-t-on tant d’inflammation après 40 ans ?
À mesure que les années passent, les petits signaux du corps deviennent plus fréquents : douleurs diffuses, fatigue persistante, troubles digestifs, peau plus réactive… Ces symptômes, souvent banalisés, peuvent être liés à une inflammation chronique de bas grade.
Silencieuse mais insidieuse, cette inflammation de fond est aujourd’hui reconnue comme un facteur clé du vieillissement accéléré, de la prise de poids, des troubles hormonaux ou encore de la dégénérescence cognitive.
Heureusement, il existe un levier puissant pour l’apaiser : l’alimentation.
L’inflammation, qu’est-ce que c’est exactement ?
L’inflammation est à la base une réaction naturelle du corps pour se défendre (contre une blessure, une infection, etc.). Elle devient problématique lorsqu’elle s’installe de manière chronique, sans agression extérieure identifiable.
Cette forme d’inflammation faible mais persistante est alimentée par :
- une alimentation ultra-transformée,
- un excès de sucre, de graisses saturées ou d’alcool,
- une flore intestinale déséquilibrée,
- un stress chronique non régulé.
Pourquoi les femmes après 50 ans sont-elles plus concernées ?
À la ménopause, la chute des œstrogènes entraîne une modification du métabolisme, une augmentation de la graisse viscérale (pro-inflammatoire) et une plus grande sensibilité aux radicaux libres. En parallèle, les organes d’élimination (foie, intestins, reins) sont souvent moins efficaces.
L’inflammation chronique s’installe alors plus facilement… mais elle peut aussi se désamorcer en choisissant les bons aliments.
Quels aliments apaisent l’inflammation ?
L’objectif n’est pas de suivre un régime strict, mais de tendre vers une assiette colorée, vivante et riche en nutriments protecteurs. Voici les piliers d’une alimentation anti-inflammatoire :
1. Des végétaux à chaque repas
- Légumes cuits ou crus, bio de préférence
- Fruits rouges, agrumes, pomme, grenade
- Épices anti-inflammatoires : curcuma (avec poivre), gingembre, cannelle
2. Des bons gras
- Huiles riches en oméga-3 (colza, lin, cameline)
- Petits poissons gras (sardines, maquereaux)
- Avocat, oléagineux (amandes, noix, noisettes)
3. Des protéines douces
- Légumineuses : lentilles, pois chiches
- Poissons, œufs fermiers, tofu lactofermenté
- Un peu de volaille bio ou de tempeh
4. Des glucides à index glycémique bas
- Quinoa, patate douce, sarrasin, millet
- Pain complet au levain, flocons d’avoine
- Association toujours avec fibres + lipides ou protéines
Et les aliments à limiter ?
Sans les diaboliser, certains aliments entretiennent l’inflammation :
- Les sucres raffinés : bonbons, gâteaux, sodas, jus
- Les farines blanches et céréales soufflées
- Les viandes rouges et charcuteries industrielles
- Les huiles riches en oméga-6 (tournesol, arachide)
- L’alcool, en excès régulier
Le rôle du microbiote
Un intestin enflammé… c’est tout le corps qui suit. Prendre soin du microbiote est donc essentiel :
- Privilégier les fibres solubles (légumes, fruits, graines de chia)
- Consommer des aliments lactofermentés : kéfir, choucroute crue, miso
- Ajouter des prébiotiques : ail, oignon, poireau, topinambour
Astuces naturo faciles à intégrer
- Commencez vos repas par une crudité ou une soupe de légumes.
- Ajoutez du curcuma dans vos plats (avec une touche de poivre et huile d’olive).
- Remplacez le café de l’après-midi par une infusion de romarin ou gingembre.
- Intégrez une poignée de noix chaque jour.
- Choisissez 3 jours par semaine 100 % végétaux pour reposer l’organisme.
L’inflammation n’est pas une fatalité liée à l’âge. En faisant les bons choix dans l’assiette, il est possible de soutenir ses hormones, d’alléger les douleurs articulaires, de retrouver un meilleur sommeil… et une plus belle peau !
Et le plus beau dans tout ça ? Ce n’est pas un régime, c’est une manière de vivre. Colorée, savoureuse, nourrissante.